À moins que vous sortez d’une grotte, vous avez déjà tous entendu parler de The Witcher (le Sorceleur). Il y a le jeu vidéo dont l’opus le plus connu est The Witcher 3 qui a été élu jeu de l’année 2015, le roman de Andrzej Sapkowski, best-seller mondial dont je vais traiter aujourd’hui et depuis le 20 décembre, vous pouvez découvrir la série Netflix.

Pour en revenir au roman, ce dernier est un véritable carton avec des ventes qui dépasse les cinq millions d’exemplaires. En Pologne, le pays natal de l’auteur, ses ventes ont dépassé celles de Stephen King notamment. Je suis un grand fan du jeu vidéo mais je n’avais jamais pris le temps pour commencer cette saga livresque. Est-ce que j’ai pris le même plaisir dans la lecture ?

Des premières pages décevantes.

Le sorceleur, Geralt de Riv.

Geralt de Riv est un humain qui a subi une mutation lors de son enfance. Après les différentes épreuves qu’il a subi à Kaer Mohren, il a pu entreprendre sa carrière de sorceleur où pour avoir un gagne-pain, il doit tuer des monstres inscrits sur des contrats placardés dans les différentes villes. Une vie peu glorieuse où quotidiennement, il fait face à les pires créatures et donc, à la mort.

Geralt a les cheveux blancs, des yeux jaunes dorés de chats et porte de nombreuses cicatrices que ce soit sur son visage ou son corps dû aux épreuves éprouvantes lors de sa formation. De plus, il ne se sépare jamais de son médaillon de l’Ecole du Loup. Ce dernier lui indique s’il y a des éléments magiques autour de lui. Durant ses périples, il est toujours accompagné par Ablette sa jument et ses deux glaives dont une est en argent et l’autre en acier.

Geralt est un être assez apathique, menaçant et il communique de façon direct et concis. Ses dialogues font rarement plus de deux phrases. Il est méthodique tout en gardant son air mélancolique. Il honore toujours les contrats et même s’il fait face à une créature puissante, il garde son calme, sa concentration et trouve ainsi les solutions pour en venir à bout. En plus d’être un bon combattant, sa mutation lui a donné quelques facultés dont celui des Signes. En formant des symboles avec ses doigts, cela lui permet d’utiliser des capacités qui lui permettent d’attaquer, de se défendre ou même affecter l’esprit d’autrui.

L’enchaînement des quêtes.

On peut identifier les premiers chapitres comme une succession de contrats sans continuité les uns aux autres. J’ai eu beaucoup de mal à m’investir dans cette univers durant cette première moitié de tome. J’ai eu l’impression de lire une adaptation du jeu vidéo où notre protagoniste se promène dans plusieurs contrées et qu’il doit compléter les quêtes secondaires. Ce n’est pas dérangeant si tu le fais en quelques pages pour présenter le personnage principal, les lieux et leurs dirigeants, des créatures comme la strige mais l’introduction tire trop en longueur avec un rythme lent et des quêtes assez insipides. Aucun sujet est traité, on survole l’univers.

Le temple de Nenneke.

Entre les missions quelconques, il y a les passages dans le temple de la prêtresse Nenneke qui sont fort heureusement présents pour nous laisser concerner. Le temple de Melitele d’Ellander permet à Geralt de se reposer et de soigner ses blessures car le duc local n’a aucun pouvoir dans ce monument sacré. Nenneke est une figure maternelle pour le sorceleur. Ce lieu est capital pour en apprendre un peu plus sur Geralt car il est dans un environnement où il a des contacts qu’il considère un peu comme sa famille donc il se livre davantage notamment auprès de Iola, la petite protégée muette de Nenneke. C’est dans un long monologue que Geralt va s’ouvrir et lui présenter son passé ainsi que ses doutes et ses erreurs. C’est clairement le meilleur chapitre où on a beaucoup d’informations et surtout, c’était touchant parce qu’on n’avait pas Geralt le sorceleur mais Geralt l’être humain qui avait besoin de se confié.

Jaskier et Yennefer, l’aventure commence.

Jaskier, l’ami fidèle.

Il aura fallu attendre la page 219 pour avoir un début d’intrigue avec l’arrivé du meilleur ami de Geralt qui se nomme Jaskier. Contrairement au sorceleur, c’est un homme haut en couleurs, toujours joyeux qui aime rire et écrire des poèmes notamment sur les exploits de son ami. On dit souvent que les opposés s’attirent et c’est le cas avec ces deux hommes. Jaskier est l’élixir que Geralt a besoin. Le sorceleur est pessimiste concernant le futur tandis que Jaskier essaie de lui remonter le moral avec ses ballades, son rire et sa positivité.

Yennefer, l’amour de sa vie.

Un retour en arrière nous plonge dans le passé de Geralt où il va faire la rencontre de Yennefer, une grande magicienne aux cheveux noirs, alors que Jaskier est mortellement blessé par un d’jinn. Charmé par la présence de cette femme, le sorceleur ne va pas resté sur ses gardes et va vite être servi comme appât pour les grandes ambitions de cette diablesse. Mais malgré la trahison, son amour est bien plus grand et il ne va pas hésité pour lui venir en aide alors qu’elle livre un combat dantesque face au génie de l’air. Cette mission est la plus passionnante puisqu’elle est déjà planté dans le récit en lien avec les événements précédents qui suit l’apparition de Jaskier et nous introduit un autre personnage principal qui influencera les futures décisions de Geralt. Cette Yennefer est bien similaire à celle du jeu vidéo où elle a l’emprise sur le sorceleur.

Pour conclure, je dirais que ce premier tome est en demi-teinte. Une première moitié assez fade avec une longue introduction de l’univers où les seules éclaircies apparaissent dans les passages au temple de Nenneke. Toutefois, dès que l’intrigue a réellement débuté avec les apparitions de Jaskier et Yennefer, le rythme est devenu plus soutenu. J’ai enfin vu un fil conducteur et le sorceleur Geralt de Riv a enfin pris la place que j’attendais. Frustrante les 200 premières pages mais la suite était assez prometteuse. Maintenant, j’attends énormément du second tome dont j’espère qu’il sera plus régulier au niveau de l’intérêt des missions et surtout avec une intrigue principale bien consistante.

⭐⭐⭐

Avant de vous laisser, je voudrais vous souhaiter un joyeux Noel. Profiter bien de ce moment avec votre famille et vos amis. Avant 2020, je vais vous partager dans la semaine mes TOP animes/mangas/cinéma de cette année 2019 et sans doute, mon programme à venir.